L’histoire des idées XVIIIème siècle /SEMESTRE 2
SEMESTRE 2
L’histoire
des idées
XVIIIème siècle
I- INTRODUCTION GENERALE :
· Les
Grandes Périodes de l’Histoire :
Ø La Préhistoire :
C’est toute la période qui s’étale des origines de la terre
fixée à -4,6/-4,7 Milliards d’années jusqu’à la découverte de l’Ecriture en -3300.
Ø L’Histoire :
C’est toute la période qui s’étale de -3300 (fin de la
Préhistoire) jusqu’aujourd’hui.
Elle est fondée sur l’écrit.
Ø L’Antiquité :
C’est toute la période qui s’étend de -3300 (fin de la
Préhistoire), jusqu’à 476 (chute de l’empire Romain d’occident).
C’est une période de grandes civilisations et de grandes
avancées intellectuelles, c’est une période remarquable pour les connaissances
humaines :
Civilisation Egyptienne : de -3300 à -800.
Civilisation Grecque : de -800 à -400, Apogée de la
civilisation, et de -400 à -100 lent déclin et Romanisation de la Grèce.
Civilisation Romaine : de -100 à 100 Apogée (le
moment le plus glorieux de la Civilisation), puis
De 100 à 476 la Civilisation Romaine d’Occident va décliner
longtemps et chuter donc en 476.
Ø
Le Moyen-âge :
Selon les historiens, c’est toute la période qui s’étale de 476
jusqu’à la prise de Constantinople en 1453. C’est une période d’obscurantisme
en matière de connaissance humaine. Elle est considérée comme une période de
mort intellectuelle pour l’occident et notamment pour l’Europe.
C’est pendant le Moyen-âge que va se réaliser la grande
civilisation Arabo-Islamique de VIIIème siècle au XIIIème siècle.
Ø
L’Epoque Moderne
:
C’est toute la période qui s’étale de la fin du Moyen-âge en
1453 jusqu’à la Révolution française de 1789.
Ø L’Epoque Contemporaine :
C’est toute la période qui s’étend de la révolution
française de 1789 jusqu’aujourd’hui.
Ø
La Renaissance ;
XVème et XVIème siècle
Signifie le fait de renaître après la « mort intellectuelle
du moyen-âge.
§
Renaissance Italienne : XVème siècle.
§
Renaissance Française : XVIème siècle.
Nous pouvons affirmer que des avancées dans tous les
domaines vont marquer l’Europe à partir de cette période.
Ø Le XVIIème siècle (le Grand siècle) :
La France est à cette période une grande puissance en
Europe.
Ø Le XVIIIème siècle ou « Siècle des Lumières » :
Cette
appellation de « Lumières » correspond à la pensée intellectuelle en général et
philosophique en particulier, d’ailleurs le XVIIIème siècle français, est aussi
appelé « Siècle des Philosophes ».
Le XVIIIème
siècle est surtout connu par la grande Révolution Française de 1789, révolution
qui va avoir un impact considérable.
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II-LE
SYSTEME POLITIQUE EN FRANCE DEPUIS LES ORIGINES JUSQU'A LA FIN DU XIXème SIECLE :
Selon les historiens, la Gaule qu’on situe en -2000 environ
est le territoire qui deviendra par la suite la France en 511 environ.
La Gaule va être envahie par les
romains vers -52. Pendant toute l’occupation Romaine, La Gaule va se voir dotée
d’instructions politiques et autres qui lui permettront par la suite de se
constituer en tant qu’Etat.
La Gaule va se constituer en Etat
libre à partir de 511 environ sous nom de « France ».
L’établissement de l’Etat français
en 511 ne signifie pas un pouvoir politiquement fort. En effet le régime
(système) politique que connaîtra la France à partir de son établissement est
celui de la Féodalité de (511 à 1515).
·
La Féodalité :
Est un système politique morcelé,
décentralisé, divisé entre un Roi et de nombreux Seigneurs.
La fin de la Féodalité correspond
logiquement au début de la monarchie absolue qui va débuter avec le Règne de
François 1er en 1515, et à partir de la période appelée « Ancien Régime ».
· L’Ancien
Régime :
Selon les historiens, c’est toute
la période qui s’étale de 1515 jusqu’à la Révolution Française de 1789. Cette
période est caractérisée par une Monarchie Absolue où le Roi détient tous les
pouvoirs :
ü
Pouvoir exécutif : Etat, gouvernement…
ü
Pouvoir législatif : Parlement (Assemblée
nationale/chambre des députés) ; c’est la défense des citoyens et donc de la
Démocratie.
ü
Pouvoir judiciaire : Les Tribunaux
Pendant tout l’Ancien Régime, les
pouvoirs de la monarchie vont s’accentuer (progresser), ainsi la Monarchie
Absolue inaugurée par François 1er (1515) va se consolider jusqu’à la
Révolution Française de 1789.
Les philosophes de Lumières
(XVIIIème Siècle) vont attaquer violemment à travers leurs écrits la Monarchie
Absolue. Ils voulaient remplacer cette dernière par un Despotisme éclairé,
c’est-à-dire une monarchie constitutionnelle qui pourrait modérer le pouvoir
royal.
La Révolution Française de
1789 va mettre fin à la Monarchie Absolue et instaurer une Monarchie
Constitutionnelle où le Pouvoir Exécutif (l’Etat) sera modéré par le Pouvoir
Législatif (Parlement) et Judiciaire (Cours de Justice).
Les philosophes du XVIIIème siècle
voulaient écarter la monarchie absolue, synonyme d’injustices sociales au
profit d’une Monarchie constitutionnelle ou qu’ils appelaient un Despotisme éclairé , où
les pouvoirs du roi seraient tempérés, limités par un parlement. Tout cela en
vertu la célèbre « Théorie
de la Séparation des Pouvoirs » de Charles Louis de Montesquieu, issue de son
ouvrage intitulé De l’Esprit des Lois de volume 1748. Selon cette
théorie, la Démocratie ne peut être réalisée qu’en présence d’une séparation
des pouvoirs, ces pouvoirs doivent être totalement indépendants c’est-à-dire
qu’aucun pouvoir ne doit influer sur l’autre :
ü
Pouvoir Exécutif : le Chef d’état/ Roi/
Président(e)/ Gouvernement/ Armée/ Police/ Administration publique et
Institutions politiques de l’Etat…
ü
Pouvoir Législatif : Parlement/ Chambre
des députés... Ce pouvoir limite les excès, il modère les décisions
gouvernementales qui pourraient désavantagée une partie de la population d’un
pays suite à des mesures sévères.
ü
Pouvoir Judiciaire : Cour de justice/
tribunaux. Ils rendent (appliquent) la loi selon des principes de justice et d’équité.
III-L ’évolution politique économique et sociale :
Les causes de la révolution française 1789 :
Causes politiques :
Les philosophes voulaient remplacer la monarchie absolue de
droit divin par un despotisme éclairé au monarchie constitutionnelle qui permettrait d’aboutir à la démocratie
(séparation des pouvoirs).
Causes sociales :
Les français d’ancien régime
vivaient sous le signe de l’injustice sociale.la société française est répartie
en trois ordres distincts :
·
Aristocratie
·
Bourgeoisie
·
Tiers Etat
Le 1er ordre (aristocratie) été
privilégié : exempté des impôts tandis que les deux derniers ordres :
étaient considérés comme des roturiers devant payer les impôts. Cette injustice
sociale était grandement décriée par un grand nombre de français. La situation
sociale d’ancien régime était franchement inégalitaire.
Causes économiques :
La succession des périodes de sècheresse et d’hiver
rigoureux à partir des année 1787 va plonger la France dans une grave crise
économique. L’Etat ne va plus avoir les moyens de faire fonctionner le pays car
de nombreux citoyens français étaient dans l’impossibilité de payer les impôts.
Plus encore la situation va s’aggraver avec l’augmentation successive des
impôts. Cette situation de ‘’banqueroute ‘’ (crise économique) instaurera un
climat de contestation et de désordre très important. L’Etat n’a plus les
moyens de gérer le pays tellement les finances sont au plus bas. Devant cette
situation désastreuse Louis 16 va alourdir les impôts sur les roturiers. Etant
donné que cette mesure n’aura pas d’effet sur l’amélioration de la situation. L’idée
nouvelle était de généraliser les impôts en englobant les privilégiés, cette
mesure va être reçue par un tollé de protestation indignée de la part des
privilégiés qui étaient dispensés des impôts. Tout cela explique une situation
sociale très explosive.
A cet effet Louis 16 va
convoquer les Etats généraux le 05 /05/1789 avec
les représentants du peuple français, le but de cette réunion été de réunir les trois ordres
(noblesse ; bourgeois, tiers Etat) afin de trouver une solution à la grave
crise économique qui touchaient le pays.
Les députés devaient présenter des cahiers de doléance dans
lesquels ils consignaient les mesures à prendre pour surmonter la crise.
Effectivement les Etats généraux se réunissaient le 05/05/1789,
sans qu’aucune solution ne soit trouvée
pour la crise. Les nobles privilégiés voulaient garder leur prérogatives
d’exemption des impôts :->pas de généralisation d’impôts. Les députés
du bourgeois et des étiers Etat >ils n’étaient question que de
généralisation des impôts et de critiquer les inégalités sociales flagrante à
leurs yeux.
17/06/1789 : A défaut de
résultat, les députés de la bourgeoisie et de tiers Etat vont se proclamer à
l’assemblée nationale.
09/07/1789 : les députés
des clergés et de la noblesse rejoignaient cette assemblée. A partir de cela la
situation va s’accélérer, elle devient anarchique (désordre total) à Paris.
14/07/1789 : prise de la
Bastille prison : jugé imprenable symbole de l’absolutisme royal.
NB :
les historiens
considèrent que la révolution française avait réussi dès la prise de la Bastille
le 14/07/1789 d’où la fête nationale en France.
04/08/1789 : abolition des privilèges
26/08/1789 : déclaration
des droits de l’homme et des citoyens.
03/09/1789 : 1ère
constitution française.
10/08/1792 : Louis 16
est emprisonné
22/09/1792 :
1ère république
21/01/1793 : fin de la
monarchie absolue > condamnation : exécution de Louis 16.
A partir de l’élimination de Louis 16 du pouvoir, la France
va être dirigée par des comités révolutionnaires dans une situation de désordre
total. C’est pour cela que le pouvoir va être donné au général Bonaparte en
1799 afin de mettre de l’ordre dans le pays. Dans l’effet la conclusion est que
la révolution a mis fin à la monarchie absolue en instituant une monarchie
constitutionnelle fondée sur la théorie de la séparation des pouvoirs ainsi
qu’une abolition des privilèges. C’est à dire revenir à une société où tous les
citoyens sont égaux en droit.
Ce n’est que vers la fin de l’année 1870 -1871 et à
partir de la 3ème république que la France va connaitre un véritable régime
présidentiel démocratique.
Chronologie des rois en
France :
1715 : mort de Louis 14
1715 – 1723 : régence de
Louis de Philipe d’Orléans (à la place de louis 15)
1723-1774 : règne de Louis
15
1774 : règne de Louis 16
1870-1871 : Avènement de
la démocratie
IV-La pensée philosophique des ‘’Lumières’’(Contraire
de l’obscurantisme) :
1-Le conflit (querelle) science /
religieux :
-Au 18ème siècle les philosophes rejettent
le fatalisme ambiant en soutenant que l’être humain ne devait pas s’astreindre à
attendre la mort pour vivre heureux.
Ils considèrent que toute la société (roturiers
ou nobles) a le droit au bonheur terrestre. A cet effet, leur cible essentielle
se révèle être la religion. Celle-ci est selon eux coupable d’une grande
majorité de dysfonctionnements de la société. Les dogmes
(vérités religieuses indiscutables) les préjugés
(juger quelqu’un avant de le connaitre).
Les effets néfastes de la métaphysique et du
scolastique doivent être combattus avec la plus grande énergie.
-Qu’est-ce que la métaphysique :
est un mélange entre des considérations scientifiques ou pseudo-scientifiques
et de certains dogmes religieux.
-Qu’est que La scolastique :
enseignement quittant de rallier des
interprétations scientifiques avec les interprétations religieuses pour éviter
que la science ne mette à mal les dogmes religieux. Mise en conformité du
discours religieux afin qu’il n’y guerre de conflits entre les deux pensées
(religieuse et scientifique).
Il est clair qu’avec la montée du sensualisme; c’est à dire fonder ses analyses
sur une observation pratique (palpable); de scepticisme qui
est le fait de douter de tout et n’accepter une vérité qu’après une analyse minutieuse
rigoureuse; la voix sera toute tracée au rationalisme cartésien.
Le
discours de la méthode (un
ouvrage) : 1637 dont le
titre complet est ‘’discours de la méthode pour bien conduire sa raison et
chercher la vérité dans les sciences ‘’ est un texte philosophique.
Le rationalisme cartésien : prône l’existence de la
raison au-delà de toute constatation. Les philosophes de 18ème
siècles vont donc fortement adhérer au rationalisme : seul ce qui est dicté par
la raison est valable.
Dès l’apparition de la pensée rationaliste celle-ci va
devenir une arme redoutable contre toute pensée n’étant pas basée sur la
logique. Toute réflexion selon Descartes doit être soumise aux doutes
méthodiques, c’est le fondement de la pensée scientifique
Le 18ème siècle va voir aussi une montée de l’empirisme; le
rationalisme étant considéré comme une avancée scientifique majeure se devait
être complété par l’expérimentation.
L’empirisme
: un mélange entre la pensée rationaliste et l’expérience.
John Locke 1632 – 1704 : privilégie l’expérience issue
de l’observation comme étant la base de toute analyse rigoureuse scientifique
sans pour autant écarté le rationalisme. L’empirisme considère que
l’observation doublée de l’expérience est fondamentale. Ainsi pendant le 18ème
siècle les penseurs vont donner une grande importance au études de terrain
avant de les analyser grâce aux bases de la logique cartésienne. L’empirisme
permettra aussi de s’intéresser à la réalité.
De « trait près « par exemple le bonheur qui n’était
accessible que pour une minorité de la société française devenu possible pour
tout dans la vie matérielle (rejet de fatalisme religieux).
La religion préconisait pour tous les bons croyants une vie
édénique (EDEN= PARADIS) dans l’au-delà tant dis que au 18ème siècle
les philosophes soutiendront que le bonheur humain devrait être réalisable sur
terre. À cette égard la religion semblé être un frein une ‘entrave ‘ à tout
développement humain social et intellectuel car elle maintenait selon eux les
gens dans l’ignorance.
Il est clair qu’au le
18ème siècle, la religion est devenu la cible des attaques de la plupart des
philosophes sans pour autant verser dans l’athéisme. En effet si nous
prenons des auteurs comme Voltaire et Rousseau
il apparaitra que ces derniers rejettent la pratique et l’interprétation de la
religion chrétienne telle qu’elle était enseignée par le Clergé. Pour la
plupart des philosophes la religion est bonne dans son essence .il n’a été
viciée que par la pratique humaine notamment l’église. Beaucoup ont considéré
qu’il fallait revenir à une religion naturelle à une sorte de déisme qui privilégie
une croyance simplifiée, un culte religieux débarrassé de cérémonial du clergé.
Déisme : est une croyance ou une doctrine qui
défend l’affirmation rationnelle de l’existence de Dieu proposant une forme religieuse
conforme à la raison. Pour les déistes Dieu a créé l’univers mais il
n’intervient pas en aucune façon sur les
affaire des hommes .
Théisme : une doctrine qui admet l’existence
d’un Dieu qui a créé et régie l’univers. Les théistes prétendent qu’il est possible
de déterminer l’existence de Dieu par la raison. On connait dieu grâce à la
révélation : écriture et prophète.
Que ce soit le déisme
ou le théisme sont opposés à l’athéisme; rappelons La notion de la religion
naturelle adoptée par Rousseau qui selon lui est une pratique religieuse toute
naturelle qui ne prend pas en compte les cérémonies religieuses.
2- La littérature des philosophes au 18ème
siècle :1720-1770)
La littérature vulgarise les
principaux thèmes scientifiques et moraux de la « Philosophie des Lumières ».
Il ne s'agit pas à proprement parler de philosophie, et encore moins de système
rigoureux : c'est une attitude d'esprit inspirée de la méthode scientifique,
cherchant à découvrir la vérité derrière les ténèbres des préjugés, à l'aide de
la Raison illuminatrice. Ruinant les dogmes, la pensée s'établit dans l'utile
et le concret.
-Philosophe : désigne au XVIIIe
siècle les écrivains qui, usant de leur esprit, se sont donné pour tâche de
détruire les idées préconçues. Ébranlant ainsi les fondements de l'édifice
social, moral et religieux, ils ont tenté d'instaurer un nouvel art de vivre
fondé sur la liberté, la raison et la justice (dénonciation de la guerre, de
l'esclavage, du racisme, lutte contre le fanatisme religieux). Ils ont
favorisé le développement de l'esprit critique, préparant ainsi la Révolution
de 1789.
-Siècle
des lumières : nom
donné au XVIIIe siècle, dans la mesure où les philosophes ont contribué à
éclairer les esprits trop souvent aveuglés par les préjugés et les croyances
trompeuses. La « philosophie des Lumières » se fonde sur la Raison pour juger
de toute chose ;
Elle rejette
les explications d'origine surnaturelle (ainsi, l'on ne peut croire que la
foudre soit un effet de la colère divine) ; elle s'appuie sur l'expérience,
et non sur la tradition, pour atteindre la vérité ; enfin, elle prône avant
tout le respect absolu de la personne humaine (esprit de tolérance). POTELET
1721 Montesquieu Lettres Persanes
1747 Voltaire Zadig
1748 Montesquieu L'Esprit des lois
1749 Buffon Histoire naturelle
Condillac Essai sur l'origine
des connaissances humaines
1751-80 Diderot,
d'Alembert, et... L'Encyclopédie
1755 J.-J. Rousseau Discours sur
l'origine de l'inégalité
1759 Voltaire Candide
1762 J.-J. Rousseau Le Contrat social,
Émile
1770 D'Holbach Le Système de la
nature
1772 Diderot Supplément au voyage
de Bougainville
Soutenant une
idéologie de progrès, de tolérance et de bonheur matériel, contre toutes les
contraintes de la monarchie ou de la religion, les philosophes trouvent une
large audience auprès de la bourgeoisie. L'Encyclopédie est condamnée pour son
matérialisme (1759), mais le déisme est une attitude de plus en plus fréquente.
Les principes de l'art classique sont maintenus alors que la notion de
relativité s'impose en philosophie. L'influence des récits de voyageurs
incite à s'interroger sur l'anthropologie, les notions de « sauvage » et de «
civilisé ».
3-La littérature
« du cœur et de l’esprit » 1730 -1789
Cette littérature
propage une morale nouvelle à base de sensibilité et de sensualisme, dégagée
tout à fait des impératifs et dogmes religieux.
La vie privée devient
un sujet littéraire fréquent, ainsi que la description assez désenchantée du
cadre de vie contemporain. Ces œuvres gardent un souci moralisateur, au moins
apparent.
-Libertin : (du latin libertinus :
affranchi) : alors qu'au XVIIe siècle, le libertin était plutôt un libre
penseur sceptique et méfiant à l'égard de tous les dogmes, au XVIIIe siècle, le mot désigne davantage un personnage aux mœurs
dissolues, affranchi de toute contrainte morale ou sociale. POTELET.
- Il est possible d’affirmer que le 18ème
siècle ne présente pas de véritables mouvements littéraires. En fait la
littérature pendant cette période gravite autour des notions de politique
visant à l’instauration de la démocratie de notions philosophique privilégiant
le rationalisme auprès jugés et dogmes religieux. Certains historiens de la
littérature considèrent que la fin du 18ème siècle a permis l’apparition
d’un préromantisme qu’on peut déceler dans certains œuvres mais qui ne sont pas
représentatifs de l’ensemble de la littérature du 18ème. Cette dernière
est en réalité, une littérature de combat tentant à travers des textes
importants tels ceux de Jean Jacques Rousseau (Du contrat sociale), Voltaire et
plus précisément Montesquieu qui avec son ‘’Esprit des Lois ‘’ de réformer la
situation politique économique et sociale de l’ancien régime.
Certains écrits Avant et pendant la révolution de 1789 critiquaient
de manière extrêmement violente le dysfonctionnement qui a empêché à aboutir à
la démocratie et au bonheur de l’homme. Ces pamphlets ou libelles ont fortement
marqué la production littéraire de cette période. En conclusion il est clair
que la littérature du 18ème siècle est une littérature de combat tentant
d’instituer la démocratie, en rejetant toutes sortes d’injustices…
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